Depuis juin 2026, l’économiste Gabriel Zucman et TotalEnergies s’affrontent sur une ligne comptable. Un contre-argumentaire circule, présenté comme un démontage technique de la démonstration de Zucman. Il est faux sur son point principal, et c’est dommage, parce que la démonstration de Zucman a de vraies failles ailleurs.
Le décor
TotalEnergies publie chaque année depuis 2019 un Tax Transparency Report, une ventilation pays par pays de ses bénéfices et de ses impôts. Le document est volontaire, il va au-delà des obligations légales du groupe, et il contient une ligne intitulée « rest of the world ».
C’est cette ligne qui a mis le feu.
Zucman y relève 11,5 milliards de dollars de bénéfices en 2022, et 5,9 milliards en 2024, soit environ un quart des profits mondiaux du groupe. Pouyanné a reconnu devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le 17 juin 2026, que cette ligne recouvre « pour l’essentiel » la Suisse et Singapour. Le PDG conteste néanmoins le taux d’imposition avancé par l’économiste, et lâche à l’Assemblée qu’il y a « des experts économiques qui ne savent pas calculer ».
La phrase a lancé une bataille de crédibilité. Deux contre-argumentaires circulent depuis, qu’il faut distinguer parce qu’ils ne se valent pas.
Le premier, anonyme et long, prétend démontrer que Zucman a commis des erreurs comptables élémentaires. Le second, publié en fil sur X par un compte suivi dans les milieux financiers, reprend les arguments un par un avec nettement plus de tenue. On les a lus ligne à ligne, rapport en main. Le premier s’effondre. Le second contient au moins deux objections que Zucman n’a jamais traitées sérieusement.
Ce qui ne tient pas : le contre-argumentaire anonyme
L’accusation centrale s’effondre à la lecture de la source
Le pilier du contre-thread est le suivant : pour calculer le taux d’imposition du « reste du monde » en 2022, Zucman aurait divisé l’impôt décaissé (514 millions de dollars) par le bénéfice de l’année (11 562 millions), obtenant 4,4 %. Or l’impôt décaissé en année N intègre des régularisations d’exercices antérieurs. Le bon numérateur serait l’impôt comptabilisé, soit environ 1,2 milliard, ce qui donne 10,5 %.
L’objection comptable est juste. Elle est même classique, et c’est une limite connue du cadre CbCR de l’OCDE.
Le problème, c’est que Zucman l’écrit lui-même. Dans sa newsletter du 30 juillet, après avoir posé le calcul à 4,4 %, il ajoute que même en retenant les impôts comptabilisés plutôt que les impôts décaissés, le taux effectif ressort à 10 % pour 2022. Son propre chiffre et celui de ses contradicteurs sont identiques à un demi-point près.
Il n’y a donc pas de confusion entre deux indicateurs. Il y a un choix d’indicateur, assumé et publié, plus l’affichage du second. On peut légitimement reprocher à Zucman de mettre en avant le chiffre le plus spectaculaire et de reléguer l’autre en fin de paragraphe. C’est de la construction rhétorique, et ça mérite d’être dit. Ce n’est pas une erreur de première année de DCG.
Un contre-argumentaire qui accuse quelqu’un d’ignorer une notion que l’intéressé expose dans le texte visé n’a pas lu le texte visé.
L’accusation de confondre fraude et optimisation
Le contre-thread reproche à Zucman d’entretenir « soigneusement » l’amalgame entre optimisation légale et fraude fiscale.
Dans le même article, Zucman écrit qu’il n’a aucun élément pour nier que TotalEnergies respecte les règles internationales, et qu’il n’a jamais accusé le groupe de fraude fiscale. Toute la seconde moitié de son texte porte précisément sur la façon dont ces pratiques ont été rendues légales depuis les années 1980. C’est l’inverse exact de ce qu’on lui prête.
Les concurrents qui ne publieraient rien
Un des contradicteurs affirme que Shell, BP, ExxonMobil et Chevron ne publient aucune ventilation volontaire au niveau de granularité exigé de Total.
Zucman ne parlait pas d’Exxon ni de Chevron. Il citait les quatre autres grandes majors européennes : Shell, BP, Equinor et Eni, avec un lien direct vers chacun de leurs rapports. Substituer deux majors américaines à quatre majors européennes pour produire un démenti, c’est un homme de paille.
Sur le fond, le rapport de Shell nomme explicitement la Suisse, Singapour et les Bahamas. L’ONG de recherche SOMO documente depuis des années la présence de Shell dans ces juridictions à partir de ces publications. La comparaison de Zucman est vérifiable, et elle est plutôt en sa faveur.
La Suisse « qui n’est un paradis fiscal selon personne »
Le contre-thread affirme que la Suisse n’est classée paradis fiscal ni par l’OCDE, ni par l’UE, ni par la liste française des États non coopératifs.
C’est exact, et c’est incomplet au point d’être trompeur. Zucman n’utilise pas les listes officielles. Il utilise un critère académique qu’il énonce : profits par salarié anormalement élevés, plus taux effectif inférieur à 15 %. Le Corporate Tax Haven Index du Tax Justice Network classe par ailleurs la Suisse et Singapour parmi les juridictions les plus problématiques.
On a donc un désaccord de définition, pas une erreur factuelle. Opposer les listes politiques aux critères de la littérature économique sans signaler qu’il s’agit de deux instruments différents, c’est jouer sur l’ambiguïté.
Ce qui tient, et qui mérite mieux qu’un tweet
La territorialité fiscale, angle mort de la démonstration
C’est l’objection la plus forte, et Zucman ne la traite pas.
La France est l’un des rares pays développés à appliquer une territorialité stricte de l’impôt sur les sociétés (article 209-I du code général des impôts). Les bénéfices réalisés par les établissements et filiales à l’étranger n’entrent pas dans l’assiette française. Ce n’est ni un montage ni une tolérance, c’est le principe de base du régime, doublé d’environ 120 conventions bilatérales.
Ensuite, ce que fait TotalEnergies en France n’est pas ce qui rapporte de l’argent à TotalEnergies. Les 37 000 salariés français sont concentrés dans le raffinage, la distribution, la chimie et les fonctions support. L’extraction, qui génère l’essentiel de la marge du groupe, se fait en Norvège, au Nigeria, en Angola, au Moyen-Orient. Or le raffinage européen est en surcapacité structurelle depuis quinze ans, avec des marges volatiles et souvent négatives. Total en a tiré les conséquences en convertissant La Mède et Grandpuits en sites de biocarburants.
Un tiers des effectifs sur les segments les moins margés du métier, dans le pays où la concurrence asiatique et moyen-orientale écrase les marges de raffinage, ça produit mécaniquement un résultat français faible ou négatif. Sans qu’aucun euro n’ait besoin de transiter par Genève.
Zucman balaie ce point d’une question rhétorique : quelle entreprise maintiendrait 37 000 salariés dans des activités structurellement déficitaires ? La réponse existe, et elle est banale : une entreprise qui a besoin d’un réseau de distribution pour écouler sa production, qui subit un coût de fermeture considérable, et qui opère sous contrainte politique. Il ne la discute pas. Il n’analyse à aucun moment les marges de raffinage. C’est une lacune réelle dans un texte qui se présente comme une démonstration.
Cela dit, l’objection ne referme pas le dossier. Zucman ne conteste pas que la territorialité explique légalement l’absence d’IS français. Il conteste que la territorialité soit une bonne règle. Les deux camps ne se contredisent pas ici, ils débattent de choses différentes en croyant s’affronter.
Vendre n’est pas créer de la valeur
Zucman propose, parmi d’autres pistes, de ventiler les superprofits mondiaux au prorata du chiffre d’affaires réalisé dans chaque État. Si 20 % des ventes de TotalEnergies se font en France, la France imposerait 20 % des superprofits mondiaux.
L’objection est solide : le chiffre d’affaires ne mesure pas la valeur ajoutée, et il la mesure particulièrement mal sur les carburants. Aux prix de juillet 2026, sur un litre de gazole à 1,863 euro, l’accise seule représente environ 33 % du prix selon l’Union française des industries pétrolières. En ajoutant la TVA sur le produit et la TVA sur l’accise, on approche la moitié du prix affiché qui part directement à l’État avant même qu’on parle de bénéfice.
(Le chiffre de 60 % parfois avancé correspond à une période de brut bas : l’accise étant fixe en centimes par litre, sa part relative diminue quand le pétrole monte.)
La marge nette de la distribution est de l’ordre de quelques centimes par litre. Un chiffre d’affaires français élevé traduit donc surtout un volume de carburant taxé, pas une création de valeur logeable.
Retenir les ventes comme clé de répartition n’est pas neutre. C’est un choix parmi trois facteurs classiques de la littérature sur le formulary apportionment : ventes, actifs, masse salariale. La formule dite du Massachusetts les combine. Choisir les ventes seules avantage mécaniquement les grands marchés de consommation, dont la France.
Deux nuances tout de même, parce que l’objection n’est pas décisive non plus. D’abord, c’est précisément l’argument des défenseurs de cette clé : les ventes finales sont difficiles à manipuler, contrairement aux bénéfices déclarés, et un critère imparfait mais robuste peut valoir mieux qu’un critère juste mais falsifiable. Ensuite, TICPE et TVA sont des taxes sur la consommation, acquittées par l’automobiliste et collectées par le distributeur. Les invoquer comme preuve que l’État touche déjà sa part revient à confondre ce que paie l’entreprise et ce qu’elle encaisse pour le compte du Trésor. C’est exactement le reproche que Zucman adresse par ailleurs à Total sur ses « 2 milliards de contribution ». Il faudrait choisir.
Les autres points solides
- L’omission de l’Allemagne. Dans le même tableau 2024, l’Allemagne affiche également une perte, avec 4 437 salariés. Ça n’invalide pas la thèse de Zucman, mais ça affaiblit l’inférence implicite « perte déclarée en France égale profits délocalisés », puisque le même schéma apparaît ailleurs sans que Zucman s’y arrête.
- Le paradoxe des Bermudes. TotalEnergies liste des entités à zéro profit pour montrer qu’elles sont à zéro profit. Zucman y voit une mise en scène destinée à détourner l’attention. L’argument est structurellement invérifiable : publier devient suspect, ne pas publier aussi. Une transparence qui ne peut jamais être créditée n’incite personne à être transparent.
- L’exemple Shell utilisé pour Total. Le passage le plus fort du texte de Zucman décrit un montage de prix de transfert entre l’Australie et Singapour, avec une majoration de 26,5 % sur du GNL entre 2017 et 2024. Ce montage est celui de Shell. Zucman le dit, et précise que les informations publiques sur Total atteignent leur limite. Honnête sur la forme, mais l’effet de lecture reste que le lecteur attribue le mécanisme à Total. Le mécanisme précis par lequel TotalEnergies logerait ses profits en Suisse n’est pas démontré, il est induit par analogie sectorielle.
- Le choix de l’année. Zucman ouvre sur 2022, année de pic historique, et sur 4,4 %. Pour 2024, il retient lui-même 15 %, tandis que Total avance 18 %. Un taux au plancher du Pilier 2 de l’OCDE, ce n’est pas la même histoire qu’un taux à 4 %. Ouvrir sur le chiffre le plus dramatique d’une série est un choix éditorial, pas un résultat.
- L’unilatéralisme. Zucman affirme que chaque pays peut agir seul et cite Reuven Avi-Yonah. Avi-Yonah est effectivement une référence, mais il défend la répartition par formule dans un cadre multilatéral coordonné. Une taxation unilatérale des bénéfices étrangers d’une multinationale se heurte aux conventions bilatérales, dont la France a signé environ 120, et à la directive ATAD. Le débat existe, il n’est pas tranché, et le présenter comme un simple problème de volonté politique escamote la moitié du sujet.
- La comparaison avec les années 1970. Le taux de 90 % évoqué correspond à une rente pétrolière administrée, en pleine vague de nationalisations de l’OPEP. Sortir ce chiffre de son contexte pour en faire un étalon de normalité historique est un raccourci.
Le point que personne ne conteste vraiment
Après élagage, il reste une question, et elle est bonne.
Un quart à un tiers des bénéfices mondiaux de TotalEnergies transitent par une catégorie agrégée dont le contenu n’est pas documenté dans le rapport. Il a fallu une audition parlementaire pour que le PDG confirme ce qu’elle recouvre. Les majors européennes comparables publient ces lignes.
Pouyanné a d’ailleurs entrouvert la porte devant l’Assemblée, en indiquant qu’il verrait dans quelle mesure publier des données sur ces deux pays dans les prochaines années. C’est un aveu de faisabilité.
Sur le reste, le groupe n’est pas démuni. Environ 25 milliards de dollars par an d’impôts sur les sociétés et taxes à la production entre 2022 et 2025, pour 200 milliards de chiffre d’affaires. En 2024, l’essentiel de l’impôt part vers les États producteurs : Norvège, Nigeria, Royaume-Uni, Angola. Un taux effectif mondial de l’ordre de 40 %. Zucman ne le nie pas, il en tire l’argument inverse : si les pays producteurs taxent l’extraction à 60 % et plus, un taux consolidé à 40 % implique mécaniquement qu’une part significative des bénéfices est imposée bien plus bas ailleurs. L’argument est astucieux, et il est difficile à réfuter sans ouvrir la ligne litigieuse.
Conclusion : quatre acteurs, quatre bilans
Au terme de la vérification, personne ne sort indemne, mais pas au même degré. Le tri vaut la peine d’être fait explicitement.
Le contre-argumentaire anonyme ne résiste pas. Son accusation centrale, la confusion entre impôt décaissé et impôt comptabilisé, vise une erreur que Zucman ne commet pas et qu’il documente lui-même dans le texte incriminé. Son accusation d’amalgame entre fraude et optimisation est démentie par une phrase explicite du même article. Ce document a circulé largement parce qu’il avait l’apparence de la technicité. Il suffisait d’ouvrir la source citée.
Le second fil tient sur le fond et se saborde à la fin. La territorialité fiscale, la distinction entre chiffre d’affaires et valeur ajoutée, le contexte des années 1970, la lecture tronquée d’Avi-Yonah : autant d’objections réelles, dont deux que Zucman n’a jamais traitées. Puis vient la conclusion, qui parle de chiffres falsifiés et de mensonge au public, alors que son auteur venait de concéder deux tweets plus haut que la ligne litigieuse est effectivement trop agrégée. Quand on a démontré cinq biais de construction, on n’a pas besoin d’y ajouter un procès d’intention qu’on ne peut pas étayer. C’est ce qui transforme une critique solide en pamphlet.
Zucman force, mais il ne ment pas. Il ouvre sur l’année la plus spectaculaire, met en avant le chiffre le plus bas, illustre par un montage qui est celui de Shell et non celui de Total, et présente comme un simple problème de volonté politique une question juridique qui ne l’est pas. Ce sont des choix rhétoriques, et ils sont critiquables comme tels. Ils ne relèvent pas de la falsification : ses calculs sont posés, ses réserves sont écrites, ses sources sont liées. Sa lacune la plus sérieuse est ailleurs, dans l’absence totale d’analyse des marges de raffinage européennes, seule explication alternative crédible au résultat français.
TotalEnergies conserve un problème que ni l’audition ni les communiqués n’ont réglé. Un quart des bénéfices mondiaux logés dans une catégorie non documentée, dont il a fallu une commission parlementaire pour apprendre ce qu’elle recouvre, chez quatre concurrents européens qui publient la ligne. Le groupe peut opposer 25 milliards de dollars d’impôts annuels et un taux effectif mondial de 40 %. Il ne peut pas expliquer pourquoi Shell y arrive et pas lui.
Reste ce que cette séquence dit du reste. L’affaire ne s’est jamais jouée sur un point de comptabilité, elle s’est jouée sur la capacité de chaque camp à faire passer une position politique pour un résultat technique. Vouloir changer une règle ne prouve pas qu’elle est violée, et respecter une règle ne prouve pas qu’elle est bonne. Les deux camps ont intérêt à confondre ces deux questions, parce que la confusion dispense d’argumenter.
Le lecteur, lui, a intérêt à les séparer. Et à ouvrir les sources : dans cette affaire, tout ce qu’il fallait pour trancher tenait dans deux documents publics et gratuits.
Sources
- Voici les sources avec URL vérifiées, une par ligne.
- Pourquoi Total ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France – Substack Gabriel Zucman – 30/07/2026 – https://gabrielzucman.substack.com/p/pourquoi-total-ne-paie-pas-dimpot
- Tax Transparency Report 2024 – TotalEnergies – 2026 – https://totalenergies.com/sites/g/files/nytnzq121/files/documents/totalenergies_tax-transparency-report-2024_2026_en.pdf
- Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l’impôt sur les bénéfices en France – AFP / France 24 – 17/06/2026 – https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260617-pourquoi-totalenergies-%C3%A9chappe-quasiment-%C3%A0-l-imp%C3%B4t-sur-les-b%C3%A9n%C3%A9fices-en-france
- La commission des finances auditionne Patrick Pouyanné sur la fiscalité du groupe – Connaissance des Énergies / AFP – 17/06/2026 – https://www.connaissancedesenergies.org/afp/pourquoi-totalenergies-echappe-quasiment-a-limpot-sur-les-benefices-en-france-260617
- TotalEnergies est très fort pour délocaliser les profits : Gabriel Zucman répond à Patrick Pouyanné – LCP Assemblée nationale – 22/06/2026 – https://lcp.fr/actualites/totalenergies-est-tres-fort-pour-delocaliser-les-profits-gabriel-zucman-repond-a-patrick
- L’argument selon lequel TotalEnergies risquerait de fuir l’impôt français n’est pas plausible – Le Monde – 09/06/2026 – https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/09/l-argument-selon-lequel-totalenergies-et-d-autres-entreprises-francaises-risqueraient-de-fuir-l-impot-francais-en-se-delocalisant-n-est-pas-plausible_6700111_3232.html
- Tax Contribution Report 2024 – Shell – 2026 – https://www.shell.com/sustainability/our-approach/tax-transparency/tax-contribution-report.html
- Tax Report 2025 – BP – 2026 – https://www.bp.com/api/files/6cqieuqhq4no/master/6T2EBAAoZdVtUKxURoaqkd/6d45cc471b2ef4179bd614d76cfe07c6/bp-tax-report-2025.pdf
- Tax Contribution Report 2024 – Equinor – 11/12/2025 – https://cdn.equinor.com/files/h61q9gi9/global/e9ac806f0d638ee4fe4b59cbe3f2eca5c857c8ad.pdf
- Country-by-Country Report 2024 – Eni – 2025 – https://www.eni.com/content/dam/enicom/documents/eng/reports/2024/Country-by-Country-2024-ENG.pdf
- How much of Shell’s 2022 profits will be registered in tax havens ? – SOMO – 14/09/2023 – https://www.somo.nl/large-part-of-profits-shell-registered-in-tax-havens/
- Australian gas giants using Singapore to reduce taxes – ABC News Australia – 11/05/2026 – https://www.abc.net.au/news/2026-05-11/australian-gas-giants-using-singapore-to-reduce-taxes/106632272
- When Extractive Profits End up in Tax Havens – EU Tax Observatory (Chiocchetti, Moreau-Kastler) – 04/2026 – https://taxobservatory.world//www-site/uploads/2026/04/When-Extractive-Profits-End-up-in-Tax-Havens-Lessons.pdf
- Les taxes sur les carburants – FIPECO – mise à jour 2026 – https://www.fipeco.fr/fiche/Les-taxes-sur-les-carburants
- Structuration des prix de l’essence et du gazole en France – Connaissance des Énergies – 12/03/2026 – https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/structuration-des-prix-de-lessence-et-du-gazole-en-france
Les liens ci-dessus ont servi de sources lors de la rédaction de cet article. Leur disponibilité dans le temps n’est pas garantie : si un lien figure ici, c’est qu’il existait et a contribué à notre travail au moment de la publication.